En 2013, la France effectuera des relevés spécifiques du carbone suie (aussi appelé black carbon), sous la direction du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA) qui a dressé l’état des connaissances sur ce polluant le 15 mai dernier. Cette action est destinée à sensibiliser sur les enjeux sanitaires et climatiques du carbone suie et ainsi interpeller les décideurs.
Encore mal connu, le carbone suie est un ensemble de particules qui se forme lorsqu'une combustion est incomplète. Cette pollution provient surtout du chauffage, du transport routier ainsi que de la combustion dans les activités domestiques telle que la cuisson.
Contrairement au CO2 qui peut persister dans l’atmosphère pendant un siècle, le carbone suie à une durée de vie de quelques semaines. La réduction de ce polluant est donc considérée comme un moyen d’agir à court terme sur le changement climatique.
Les dépôts de carbone suie sont notamment observés sur les glaciers himalayens et contribuent à la fonte accélérée des glaces car ils assombrissent la surface et diminuent ainsi leur capacité à réfléchir l'énergie solaire.
Selon Jérôme Boutang, directeur général du CITEPA, si tout était fait pour éliminer le carbone suie, la hausse moyenne des températures mondiales pourrait être réduite de 0,03°C à 0,3°C d'ici à 2050.
Au-delà des conséquences environnementales, le carbone suie peut également avoir des impacts sanitaires. En effet, les suies comportent divers HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), des molécules toxiques voire cancérigènes. Cette toxicité est d’autant plus importante qu'elles s'adsorbent sur de fines particules métalliques.
Une équipe de recherche internationale menée par l'Institut Goddard des Etudes Spatiales au sein de la NASA américaine a estimé que ce polluant serait responsable de 179 000 à 3 millions de décès prématurés à l'horizon 2030.
D’après le CITEPA, il y a encore beaucoup d'inconnues sur le carbone suie, ce qui explique l'imprécision des chiffres sur les conséquences sanitaires et climatiques. Mais l'impact est bel et bien là et justifie de travailler à leur élimination.
Le gaz de schiste est un gaz naturel, emprisonné dans les ro...
L’année 2009 avait été placée sous le signe du changement cl...
Du jeudi 10 septembre au vendredi 18 décembre 2009, le Dr Sa...