En quoi consiste cette étude ?
3421 femmes enceintes vivant en Bretagne, ont été suivis de 2002 à 2006 avant leur 19ème semaine de gestation. Cette étude est issue de la cohorte nommée PELAGIE (Perturbateurs Endocriniens : Étude Longitudinale sur les Anomalies de la Grossesse, l’Infertilité et l’Enfance) dans laquelle les chercheurs ont suivi l’impact de l’exposition par des contaminants chimiques. L’urine de chaque femme a été analysé pour examiner les biomarqueurs d’exposition aux pesticides.
Les résultats ont indiqué des traces d’atrazine et un de ses métabolites pour 5,5% de 579 femmes. Et dans 20 à 40% des échantillons, des métabolites désalkylés de l’atrazine et l'hydroxyatrazine ont été retrouvés. La présence d’atrazine est en lien avec une diminution du poids de naissance de l’enfant (risque supplémentaire de 50%) et 70% plus de risques d’avoir un enfant avec un petit périmètre crânien selon cette étude.
Cette étude nous montre que les pesticides persistent dans l’environnement même après l’interdiction. Les pays autorisant l’atrazine actuellement devraient se sentir concernés suite à cette étude.
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a lancé en octobre 2009 une étude pour déterminer les effets sur la santé de l'atrazine (cancer, malformation des bébés naissants, insuffisance de poids des nouveau-nés et des prématurés).
Chevrier C, Limon G, Monfort C, Rouget F, Garlantézec R, Petit C, et al. “Urinary Biomarkers of Prenatal Atrazine Exposure and Adverse Birth Outcomes in the PELAGIE Birth Cohort”. Environ Health Perspect, 2011 Mar 2.
Consulter l'étude complète (document en attaché, en anglais)
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